Principes de la pêche à l’aimant

Rendue populaire grâce à des vidéos qui fleurissent depuis quelques mois sur Youtube, ce nouveau loisir permet non seulement de découvrir des trésors mais aussi de dépolluer nos fleuves et rivières de tout ce qui est en fer.

Quand la chasse aux trésors fait bon ménage avec l’écologie

A l’aide d’un aimant puissant et d’un bon diamètre, d’une longue et solide corde, les pêcheurs lancent leur appât aimanté pour remonter toutes sortes de choses en métal. Cela peut aller de pièces de monnaie, de fusils, de vélos et même de voitures ! Cette activité jusqu’ici méconnue du grand public prend de l’ampleur notamment depuis l’arrivée sur le marché d’aimants double face mais aussi grâce à la médiatisation via des vidéos sur Youtube et notamment de ChrisDetek suivi par 446 000 abonnés.

Les aimants peuvent aller de 150 à 800 kg pour les plus gros. Les prix varient en fonction du poids. Pour un aimant double face d’une force d’adhérence de 272 kg, il faut compter une quarantaine d’euros.

La pêche à l’aimant, également appelée pêche magnétique, se pratique principalement dans les fleuves, les rivières, les puits, les lacs et les étangs.

Attention, danger !

Cette activité récente ne fait encore l’objet de règles de sécurité normalisées. Cependant, certaines précautions de bon sens sont nécessaires à cette pratique de pêche. En effet, ce ne sont pas poissons au bout de l’hameçon, mais des objets qui peuvent se révéler dangereux. Si vous remontez un objet de guerre, une arme, un obus, il est indispensable de contacter le service des démineurs, surtout dans les régions fortement impactées par les guerres. C’est ainsi qu’en mai 2019, dans le Nord, un pêcheur à l’aimant, s’est gravement brûlé en pêchant un obus qui contenait du gaz moutarde.

Enfin, dernier conseil si vous souhaitez vous initier à la pêche à l’aimant, veillez à avoir de la place pour rapporter vos trouvailles à un ferrailleur ou à la déchetterie.

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